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"L'Ermite"

IX. L'ERMITE

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Le bon roi Dagobert
Avait un grand sabre de fer
Le grand Saint Eloi
Lui dit : « O mon roi
« Votre Majesté
« Pourrait se blesser
« C’est vrai, lui dit le roi
« Qu’on me donne un sabre de bois.





Payroll-Aser est cet armurier de Las Palmas qui propose aux touristes la fine lame de Tolède réalisée en acier chromé par une usine de Barcelone sur prototype médiéval. En cette belle matinée de Noël 1967 une femme d’ouvrage accroupie entre les colonnes lave à grande eau le dallage noir et blanc de la boutique. Sous son épaisse nuque une raie se partage et de la guillotine invite les outrages. Charlot qui s'est arrête devant la vitrine voit le reflet de la femme d’ouvrage dans un plat d’argent où l’on a déposé un cimeterre ; l’ensemble évoque ces saints décapités que l’on appelle « céphalophores » parce qu’ils portent leur tête sous le bras comme une boule de fromage.

CHARLOT – Recevez, ma chère Anne, vous qui aimez ce qui brille , qui coupe et qui pique, ce grand cimeterre sous la lune, haut en toc sinon authentique. N’espérez pas que je revienne du Moyen-âge avec une lame rouillée qui risquerait de s’ébrècher sur mon fromage de tête : la mort je veux bien mai pas bobo, s’il vous plait. Ce sera lui ou rien.

La femme d’ouvrage n’entent pas ce que dit Charlot, tant à cause de la vitre que de son ignorance de la langue française. L’autre, ayant vidé son fiel passe à la transparence. On le retrouve sur le port Saint-Catherine en quête du thonnier « La Gamine ». Visitée l’autre nuit « La Gamine » en plein jour s’avère introuvable. Et puis faudrait savoir comment les thonniers sont faits. Un intellectuel passe, discernable à son blue jeans et à ses lunettes. Charlot l’aborde et lui demande comment dit-on thon en espagnol. « Atun » répond ce monsieur. Charlot s’en va trouver un gardien du port dans sa guérite de cristal.

CHARLOT –Yo busco, seňor, una « La Gamine » francesa para pescar el atùn.

Sortant de sa guérite le gardien charge un clochard d’alerter un second gardien pour qu’il téléphone à la capitainerie générale. « La Gamine », répond-on, ne figure pas sur les registres ». Si par sa main gauche largement ouverte le clochard ressemble à Dieu, il suffit à Charlot d’y déposer une obole pour que la main droite pointant vers l’horizon transforme le clochard en statue de Christophe Colomb tel qu’il figure dans les ports espagnols. Regardent vers où pointe la main, Charlot aperçoit un youyou sur le point d’accoster ; une rameuse le manœuvre, fraîche et blonde, et dont les bras un peu velus complèteraient parfaitement la Vénus de Milo. La rameuse a des yeux d’or massif qui lui donnent le regardé impassible des oiseaux nocturnes, celui d’Athéna quand elle partit à la recherche d’Ulysse dans la vallée.

CHARLOT -

RAMEUSE – IAWOHL.

Il lui demande si elle n’aurait pas vu « La Gamine » dans ces parages. Elle énuméra tous les bateaux ; aucun, même en allemand, n’est « La Gamine ».

CHARLOT – Terribilis est locus iste.

RAMEUSE – Si seňor.

CHARLOT – Des billes qui lui auraient permis de filer comme un pet sur du balatum ; elle peut se les accrocher, la Gamine, j’en ai marre.

RAMEUSE – Ach Balatum : balatus, balata, balatum, Barato : unexpensive pas cher ?

CHARLOT – Iawohl.

Ils sont interrompus par des chasseurs d’autographes. La rameuse n’est autre que la vedette du film « Amédée » d’après J. Knittel et J. Romains où l’on voit un homme touché par la grâce en cirant les chaussures d'une garce. Charlot monte dans un « oua-oua », nom que les canariens donnent à leurs autobus en souvenir du temps où ils étaient tirés par des chiens, et descend à une station proche de la cathédrale. Là est une aubette où un petit garçon vend des bouées à l’usage des personnes qui, aimant la trempette, ne savent pas nager. Ce sont des bouées modelées en forme de canards, mais rouges et circulaires comme ces lunettes de chiottes que le saints s’accrochent derrière la tête. Charlot en achète une, passe le porche de la cathédrale. Depuis la porte à tambour, il cherche des yeux Saint Antoine de Padoue, patron des objets perdus et n’aperçoit que Saint Antoine l’Ermite accompagné de son cochon, fouilleur de truffes et de tentations. Mais voici la statue du Sacré-Coeur avec ses bras étendus comme des ailles pour agrandir son ombre, ses bras grands ouverts qui ne se referment jamais sur aucune étreinte.

Charlot s’adresse à elle.

PRIERE DE CHARLOT.
« Fut un temps, mon doux coeur, où nous allions, Anne et moi, déguster le canard gonflé au « restaurant chinois de la rue Monsieur le Prince. Vous videz le canard sans perforer la peau. « Vous lui passez un chalumeau dans le gosier et un nœud coulant autour du cou, et lui ayant « hermétiquement bouché le cul, vous le gonflez jusqu’à ce qu’il soit sphérique. Cette recette je « vous la dédie, cher cœur ; vous la trouverez in extenso dans un ouvrage publié chez Laffont, 6, « Place Saint-Sulpice, Paris.
« Cela va faire cent soixante quinze ans, mon doux cœur, le 21 janvier, que le roi Louis XVI, « vous ayant consacré sa personne et sa famille, est mort décapité. Je n’oublierai pas non plus « Charlot I, roi d’Angleterre qui, écartant les bras comme vous et criant « Remember » mourut « de la même manière. En leur honneur, donc à votre gloire, je dédie, sans tambour ni « trompette, ce canard qui, tête coupée, court encore dans la basse-cour ».
Sans tambour ni trompette, Charlot ne croit pas si bien dire. La porte à tambour le frappe dans le dos, et la « tête de maure » lui échappant des mains tombe dans le bénétier. Floc ! Une vieille dame, outrée, se retourne. Il est midi. Là-bas, rue du chroniqueur Benitès Inglot, une femme s’étonne qu’il soit neuf heures, un docteur en déduit que quelqu’un va entrer dans les ordres. Charlot sort sur le parvis. Les huit chiens de bronze, emblème de la fidélité en général et des Canaries en particuliers, l’émeuvent. Il à envie de revoir le tilleul. Il y va. Les oiseaux continuent de se taire mais sous l’arbre se tient un homme aux lunettes fumées, Silfax, le commissionnaire du festival qui les avait accueillis à l’aéroport.
SILFAX – Le tilleul, monsieur, tire ses vertus de la phloroglucine en été et de la l’inositor en automne. La phloroglucine a des fonctions oxyazotées qui font apparaître un déficit diamagnétique par une structure quinonique sensible à haute température ; elle sert en imprimerie pour les reproductions du blanc et noir. L’inositor se classe dans les polyphénols de la série benzéniques ; sa richesse en vitamine B lui sert à combattre le cholestérol. La membrane phylira qui sépare le bois de l’écorce rassemble à elle seule les deux valeurs du tilleul. Elle est phloroglucine quand on en fait du parchemin, inositor quand on en fait des cordes pour les pendus et pour les puits, ou bien un remède contre les ophtalmies qui font sortir les yeux de la tête.
En turc, le tilleul s’appelle « ohlamour », joli nom qui nous fait croire que les abeilles aiment cet arbre de l’amour conjugale et qu’un bouquet de fleurs de tilleul placé la nuit à la fenêtre d’un couple présage de sa fécondité.
Le tilleul sous lequel nous sommes eut son heure de célébrité dans la Navigation de Saint Brandon qui le situait dans une île à l’odeur de pomme. J’en ai connu une maquette exécutée en argent massif. Au pied de l’arbre figurait un lion rugissant. Les branches étaient articulées pour suggérer qu’un vent les agitait ; une foule mécanique de petits oiseaux chanteurs le peuplait. Mais ce tilleul ci n’est lui-même qu‘une allusion au tilleul Garoe de l’île de Fer, base de notre civilisation et dont, pour cette raison vous ne trouverez aucune référence dans les manuels. De quel côté allez-vous ?

CHARLOT – A la compagnie aérienne.

SILFAX – C’est autant qu’il ne me faut pour vous raconter son histoire.

HISTOIRE DU TILLEUL GAROE.

Une petite armée franco-hispano-génoise débarque en 1401 dans l’île de Fer qui est la plus occidentale des Canaries. Les insulaires qui avaient établi leur quartier-général à Valverde, modeste capitale de ce territoire, prirent pour emblème le tilleul Garoe d’où l’on pouvait voir venir sans être vu. La résistance aux envahisseurs était scellée par un serment de ne jamais révéler l’utilité du tilleul ; même entre eux les contractants s’engageaient à ne jamais citer le nom de Garoe autrement que par périphrase. Hélas une jeune fille s’amourracha d’un militaire espagnol et, sur l’oreiller l’informa de tout. Les siens la pendirent. Bien que les résistants jugeassent leur cause perdue, ils poursuivirent les combats jusqu’à complète soumission.
Dans les deux siècles qui suivirent, le tilleul Garoe symbolise d’abord la trahison plutôt que la résistance mais par édulcoration l’on en vint à faire de la traîtresse une vierge martyre. Un phénomène du même ordre se retrouve en France à Embry (Pas de Calais) où le souvenir d’une traîtresse pendue au tilleul se poursuit dans l’image d’une statuette, la Vierge au Tilleul, nichée dans l’arbre et dont on dit aujourd'hui qu’elle y fut cachée en 1793 pour la soustraire aux perquisitions des révolutionnaires.
Un orage éclatant en 1610 eut pour effet d’abattre le tilleul Garoe et de revivifier la légende. L’on se plut à croire que par ses amours avec l’ennemi cette jeune traîtresse avait provoqué simultanément l’orage, sa propre mort et une révolution sanglante. Une rêverie de résistance renaissait d’autant plus virulente que l’on ne voyait pas clairement qui devait résister a qui. Toutes les familles de Garoe se mirent à vénérer chacune son morceau de tilleul plus ou moins calciné, plus ou moins apocryphe dans sa provenance de Garoe, et les héraldistes ne manquèrent pas de signaler qu’en blason un arbre arraché, prétend par-là même tirer sa sève de l'enfer. Alors on dit que Garoe s'était jadis élevé jusqu’à la hauteur des nuages dont il captait l’humidité par une grande liane lovée sur le tronc et la restituait à la terre par une source dont s’abreuvaient les huit-cents insulaires et leurs dix mille têtes de bétail.
L’Eglise placée devant la légende de Garoe vit très rapidement tout le parti qu’elle pouvait en tirer. La grande liane n’était-elle pas analogue au serpent du Paradis Terrestre ? Et ne pouvait-on pas ressaisir quelques analogies depuis longtemps courantes entre le tilleul et le pommier ?
Ainsi est-ce que le Garoe des Canariens porte le nom d’ »Arbol santo ». Cette captation du tilleul entraina des conséquences burlesques où l’on entendit les colons signaler aux canariens que la disparition de Garoe ne les avait pas privés d’eau, et les canariens signaler aux colons qu’ils n’avaient jamais vu Garoe, lequel n’était devenu « Arbol Santo » du jour seulement de sa disparition. De ce dialogue impossible naquit l’image d’un tilleul qui s’épanouissait la nuit pour se flétrir le jour, c’est-à-dire qu'il n’avait jamais cessé d’être invisible. Or, comme les Canaries tirent leur nom de la canne à sucre, on dit que l’emplacement du tilleul était préservé par une rideau de cette plantation. En d’autres termes, les Canariens se cachaient derrière le tilleul de la même manière que le tilleul se cachait derrière les canariens. A quoi il convient d’ajouter que la distinction entre colons espagnols et Canariens purs était devenue tout-à-fait abstraite depuis un siècle et demi. C’est en bois de tilleul qu’il fallait sculpter la canne de l’ermite.
Les efforts conjugués de Monseigneur Camara y Murgua et du R.P. Juân de Abreu Galindo tendirent à ramener Garoe dans sa réalité historique quitte à le dépouiller d’une valeur légendaire qui pouvait aussi bien desservir l’Eglise que la servir. Sa Grandeur visitant Valverde en 1629 témoigna devant le synode des Canaries qu’elle avait vu le lieu où la foudre s’était abattue et constaté que le temps n’avait pas complètement anéanti les racines du tilleul. Le Père Jésuite insista sur la grandeur divine dont la foudre, frappant un tilleul en tous points semblable aux autres l’avait chargé d’un dignité particulière.
L’affaire Garoe prit des proportions cosmiques en 1637 quand Louis XIII, roi de France, impatienté par les dissensions entre géographes sur l’emplacement du méridien 0 décréta qu’aucune carte ne serait plus publiée dans son royaume qui ne prenne pas pour jalon l’emplacement du tilleul de Valverde. Un étonnant conflit s’engagea entre espagnols et français sur la nature du jalon. Que le roi de France aille situer en terre étrangère le début de son monde flattait les espagnols mais les faisait se demander si par hasard Louis XIII ne prétendait pas par là revendiquer l’archipel des Canaries. Inversément les Français se demandaient dans quelle mesure la propriété du jalon entrainait la maîtrise de la verticale polaire, s’ils avaient intérêt à l’existence materielle du tilleul ou à son caractère abstrait.
Louis XIV succèdant à Louis XIII règla le conflit d’une manière menaçante « Il n’y a plus de Pyrénées ! » Menés par Thomas Corneille, les poètes français contestèrent l’existence concrète du tilleul, n’y voyant qu’un repère abstrait, tandis que les Poètes espagnols s’en tenaient aux conclusions de Monseigneur Camara y Murgua et du R.P. de Abreu Galindo. Les politiciens se montrèrent aussi perplexes que les poètes ainsi qu’il apparait par le décision du gouverneur des Canariens faisant arracher les dernières racines de Garoe pour les jeter dans le puits de Temijiragua, également situé sur le méridien 0 et qui passe pour contenir la sépulture et le trésor de Sertorius, l’heureux rival du grand Pompée.
Comment ramener en France le méridien 0 sans contrevenir aux volontés de son père, tel fut le problème de Louis XIV que Charles Perrault, l’architecte poète résolut de manière tout-à-fait ingénieuse en traduisant littéralement l’espagnol Valverde en français Vauvert. Bien connues des Parisiens, les caves du « diable Vauvert » servirent de soubassement à l’Observatoire de Paris qui jalonnerait désormais les méridien 0 nationalisé français.
Et l’on avait encore cet avantage que les caves du diable Vauvert marquaient l’emplacement du château de Robert le Fort, ancêtre des Capetiens. Quant à l’Observatoire lui-même, il ne faut pas le considérer seulement comme un lieu d’où la terre va contempler les étoiles, mais un centre d’où le Roi-Soleil puisse rayonner sur la terre.
Dès lors la piste du méridien 0 se suit aisément par la couleur verte Valverde-Vauvert-Greenwich. Malgré les apparences, « val » et « vau » ne désignent pas tant une vallée qu’une enceinte, un « wall », une haie, un « wich ». Le même jeu pourrait aussi bien se jouer à Berlin depuis la couleur perse qui est une qualité de vert et situe le tombeau de Parsifal dans la verticale des tilleuls que l’on appelle Unter des Linden, sous ces arbres d’autant plus vivaces que la foudre les abat.

Charlot est arrivé à destination. Silfax retire ses lunettes fumées ; il a les yeux bleu pâle, bouffis, douleureux.

SILFAX – Le tilleul d’Arbois servit de potence à un vieux patriote qui avait défendu sa ville contre Henri IV. Nodier vint le visiter en 1795. Lisez « Sous le tilleuls » qu’il a écrit à ce sujet. Vous ne le regretterez pas. Hasta lungo.

CHARLOT – Hasta lungo.

L’autre part en faisant un gente qui tient du salut hitlérien et du désespoir de quelqu'un qui, renonçant à convaincre, en a jusque là.
Dans les bureaux de la compagnie aérienne Charlot s’aperçoit que son canard gonflable fait mauvais effet. Aussi choisit-il, de tous les employés, celui dont le nom, Edgar Poquinet, inscrit sut une planchette, lui parait le plus sympathique.

CHARLOT – Je confirme deux retours en date du 14 janvier.

EDGAR POQUINET – Le 14 ?

CHARLOT – Fête de la fuite en Egypte, oui. Et puis j’aurais voulu deux aller-retours pour l’île de Lanzarote valables entre aujourd’hui et le 13 puisqu’il nous faut repartir le 14.

EDGAR POQUINET – La confirmation du 14 est prématurée. En revanche la surcharge des lignes par suite du festival ne nous laisse aucune place disponible pour Lanzarote d’ici le 13.

CHARLOT – Si bien qu’il est trop tôt pour le 14 et trop tard pour le 13.

EDGAR POQUINET – En quelque sorte.

CHARLOT – Quand ils pansèrent sur le bûcher de l’île aux Vaches en 1314, eux aussi crurent qu’il était trop tôt pour le 14 et trop tard pour le 13.

EDGAR POQUINET – Qui ?

CHARLOT – Les Templiers.

Cette belle érudition rachète l’impression défavorable qu’avait causée le canard en plastique. Les billets se matérialisent comme par prestidigitation. Charlot reçoit en outre une carte postale de « La montagne de feu » orgueil de Lanzarote. La fraîcheur du papier glace contraste avec la violence de couleurs et permet de concevoir un message chaleureux de genre : « Un baladin pense à vous, chers parents, depuis le bout du monde occidental ». Voilà qui fera bien dans les œuvres complètes de Charlot, mais est-ce que les parents n ‘auront pas plus de joie à lire tout simplement : « Bons baisers, à bientôt ». Oui sans doute, et cela d’autant plus que ses pauvres parents, Charlot ne croit pas qu’ils le reverront de sitôt. Assis à une table de bistrot du Parque où le garçon vient de déposer un verre de Malvoisie, Charlot en arrive à se demander si « A votre santé » ne suffira pas.
A cette heure-ci on drague ferme sur Parque. L’intelligentia locale s’infiltre dans la foule des touristes béats sélectionnant au passage ceux qu’elle estime capables de ne pas trop longtemps béer. Ah par exemple, quel est ce joli couple que voilà ? La starlette allemande de ce matin amoureusement enlacée à la grande petite comtesse Marie-Madeleine de Betaňa. Bonsoir ma cousine, bonsoir mon cousin germain. Charlot vide son verre, et, canard sous le bras, rentre à la maison.

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