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"L'Alibi D'O"

APPENDICE

Le scénario n’est pas un genre littéraire, mais une salade qui se vend auprès des producteurs de cinéma. C’est pourquoi on s’excusera auprès du lecteur à qui l’on propose " L’ALIBI D’O " ci-dessous, c'est à dire le scénario du film indiqué à la fin du récit ci-dessus. Il n’y a bien entendu aucune ressemblance entre les personnages " L’ALIBI D’O " et des personnages ayant réellement existé.

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"L'ALIBI D'O"





Le 30 Juin 1968 dans l’église Saint Sulpice à Paris. Eclairage jour, demi-teinte. Chapelle des Anges. Une jeune fille essaie de photographier la fameuse fresque d’Eugène Delacroix représentant " HELIODORE CHASSE DU TEMPLE ". N’arrive pas à manœuvrer d’un seul coup son appareil et son flash. Gags divers.
Entrée de CHARLOT tout réjoui. Il exprime par sa mimique la satisfaction qu’il ressent d’avoir signe le contrat d’édition qui va lancer son récit " CIRCUIT " au premier rang des romans du XXe siècle. En cas de mimique insuffisante usage du monologue intérieur. Il va à la Chapelle des Anges pour remercier le ciel d’avoir exaucé ses vœux. Montée lyrique sur une musique surprenante à choisir.

CHARLOT en prière. Il est interrompu par la jeune fille.

JEUNE FILLE – Pardon, monsieur pourriez-vous tenir mon flash?

Grand étonnement de CHARLOT à reconnaitre en cette jeune fille MARIE-MADELEINE qu’il n’avait pas vu depuis 6 mois. Elle lui explique qu’elle fait des diapositives pour le cours d’histoire de l’art religieux qu’elle donne à Notre-Dame de Marseille le surlendemain.

CHARLOT – Manque de pot, j’ai justement rendez-vous là-bas, mais demain soir ; on m’a envoyé ma place réservée pour demain matin à 9h34. Intermède comique du premier vicaire qui veut leur interdire de prendre des photos sans autorisation du Curé, mais qui n’ayant pas le pouvoir de délivrer cette autorisation, garde néanmoins celui de délivrer des interdictions. En fin de comptes MARIE-MADELEINE et CHARLOT parviennent à prendre une photo du tableau d’HELIODORE CHASSE DU TEMPLE, mais le biais.

Découverte de l’Amour dans les jardins du Luxembourg. CHARLOT ne sait pas où loger d’ici demain matin. Elle l’emmène dans sa chambre où elle va développer ses diapositives.

Chambre de MARIE-MADELEINE à Montmartre, fenêtre donnant sur le cimetière avec perspective sur le cinéma Gaumont-Palace. Séquence érotique à tourner de telle manière qu’on puisse la couper entièrement sans géner la compréhension. Au matin CHARLOT se réveille dans les bras de MARIE-MADELEINE. Il s’apercoit qu’il a raté son train de 9h34 pur Marseille. Intermède comique du type qui veut se dégager d’une fille endormie sans la réveiller. Mais elle qui faisait semblant de dormir fait semblant de se réveiller.

MARIE-MADELEINE – T’inquiéte pas, mon lapin, moi je prends l’avion de la mission de l’armée et tu pourras y être à ton rendez-vous en venant avec moi.
Reprise de la séquence érotique, ambiance jour.

Le petit avion atterrit dans un paysage désert er redécolle aussitôt. Etonnement de CHARLOT débarqué qui ne reconnait pas Marseille. Le malentendu s’éclaircit:

MARIE-MADELEINE se rendait à Notre Dame de Marseille qui est à Limoux (Aude) dont le rapport avec Notre Dame de la Garde à Marseille (Bouches-du-Rhône) est assez lointain. Sentiments confus de CHARLOT. Tous deux vont au café déguster une bouteille de "Blanquette de Limoux", spécialité locale. Séquence publicitaire destinée à l’amortissement de la location de l’avion du tournage. La radio du café annonce que le Paris-Marseille de 9h34 de ce 1er Juillet 68 à déraillé dans les environs de Lyon. Emotion. CHARLOT songe qu’il vient peut-être d’échapper à la mort.

CHARLOT – De toutes façons… on ne doit plus m’attendre à Notre Dame de la Garde.

MARIE-MADELEINE – Qui on ?

CHARLOT – Quelqu’un qui devait me présenter un document dont je n’ai que le moitié et dont l’ensemble donne la clef. On m’aurait reconnu à la moitié de ce billet de banque à tête de VICTOR HUGO en me montrant l’autre moitié.

MARIE-MADELEINE sort de son sac la seconde moitié de VICTOR HUGO.

CHARLOT éberlué compare que les deux qui font la paire n’en font qu’un. Tous deux alors comparent leurs documents.

1.Document CHARLOT sur musique d’épouvante :


2.Document MARIE-MADELEINE :


Musique de clavecin MOZART en style pop interrompue par coup de tonnerre. Pluie d’orage. Enchainé avec chambre 22 à l’Hôtel des Thermes Romains sis à Rennes-les-Bains. CHARLOT est couché ; il joue aux échecs sur un mini-échiquier dans une attitude de profond dégout. Il fait échec et mat, mais ayant gagné par les blancs et perdu par le noirs, il se trouve ex-æquo avec lui-même et ça le dégoute encore plus, MARIE-MADELEINE nue est à la fenêtre.

CHARLOT – Pourquoi vouloir m’envoyer à Marseille, alors que c’est toi qui avais le reste du VICTOR HUGO!

MARIE-MADELEINE – La vérité est que le devais aussi aller à Marseille, c’est après notre rencontre d’hier soir que j’ai reçu l’ordre du changement et de t’embarquer aujourd’hui. Mais il faut avouer que c’est pas mal idiot de nous avoir refilé des documents que tout le monde connait vu que le "TRESOR MAUDIT" est paru chez Julliard l’an dernier et maintenant aux livres de poche "J’AI LU". A moins que…

CHARLOT  - A moins que …

MARIE- MADELEINE – L’important n’est pas que ces documents soient publics, mais qu’on nous ait rassemblés pour les regarder sur place. A mon avis il faut prendre le bouquin de GERARD DE SEDE qui doit se vendre ici comme des petits pains et suivre les indications qu’il donne.

Chez FLAMAND, le libraire-coiffeur de Rennes-les-Bains. Intérieur jour. La pluie à cessée FLAMAND coupe les cheveux à CHARLOT et fait un shampooing à MARIE-MADELEINE, passant de l’un à l’autre.

MARIE-MADELEINE – Je lis, page 110 ; "Les textes ont bien été chiffrés par une substitution à double clef puis par une transposition effectuée au moyen d’un échiquier". Etude très technique du Commandant LERVILLE, président de l’Association de Réservistes du Chiffre.

CHARLOT – Partons de l’échiquier. Sur mon document il y a 128 lettres, c'est à dire le contenu de deux échiquiers.

MARIE-MADELEINE – Sur le mien il y a 128 de lettres de trop qui empêche de le comprendre.

Ils relèvent les lettres des deux documents que MARIE-MADELEINE écrit au rouge à lèvres sur la glace du coiffeur dans l’ordre où elles viennent.
Soit 1 * pour CHARLOT et 2 * pour MARIE-MADELEINE :

1*

2*

CTGITNOB

VCPSJQRO

LEMARIED

VYMYVDLT

ENEGREDA

POHRBOXT

RLESDAME

ODJLBKNJ

DHOUPOUL

FQUEPAJY

DEBLANCH

NPPBFEIE

EFORTAGE

LRGHIIRY

EDESOIXA

BTTCVXGD

1*

2*

NTESEPTA

LUCCVMTE

NSDECEDE

JHPNPGSV

ELEXVIIJ

QJHGMLFT

ANVIERMD

SVJLZQMT

COLXXXIR

OXANPEMU

EQUIESCS

PHKORPKH

TINPACEP

VJCMCATL

SPRAECUM

VQXGGNDL

MARIE-MADELEINE – Le Commandant LERVILLE dit encore que des erreurs ont été introduites à dessein pour envoyer le lecteur sur de fausses pistes.

CHARLOT – Ce militaire est un farceur vu que les erreurs servent bien au contraire à découvrir le mot clef en huit lettres ; c'est-à-dire MORTEPEE par huit fautes d’orthographe sur mon document.

MARIE-MADELEINE s’étonne, car elle ne voit que six fautes. En fait ignore que la dame en question s’appelait NEGRI D’ABLES et non pas NEGRE DARLES. Tous les deux exultent d’avoir deux points d’avance sur les ordinateurs du service du chiffre du Commandant LERVILLE. Il suffit d’appliquer le MORTEPEE sur un des deux textes, n’importe lequel. On choisit celui de MARIE-MADELEINE qui de 2* devient 3*, soit :

 

2*

JRINOHXT

JNFSDTQZ

DEAMGFCZ

CSCGGBSO

SGNZUQOD

BFIVKUNJ

ZHZCNZXD

OJMXBNLI

3*

ZKUXBDZJ

XXIIUXYB

EZABRCKZ

GLCGEHRZ

CMSIUURA

DDDJXGPM

JZUHHQZQ

JGPBLEIZ

 


Ce que le Commandant LERVILLE appele "deuxième clef" est aussi bien "deuxième serrure", c’est la manière d’appliquer à l’ensemble 3* la clef formée par l’ensemble 1* qui est de même similaire. Soit :

 

CDLUVEVL

DEEIAEEN

RELECIBE

SEAOMTAH

DAIAXRHS

DPEECOCM

GEMNDJEC

ODIUMEIA

XGPUCDEP

RQDSFELE

OAAISROL

EDNEEGTX

RINEEACU

ETBPRRXE

TAITTISA

NNAPSLNX




MARIE-MADELEINE – Voilà le double échiquier du Commandant LERVILLE que n’a pas été foutu d’expliquer GERARD DE SEDE. Et alors ?

CHARLOT - Et alors ELEONORE ?

MARIE-MADELEINE – Et alors HELIODORE ?

CHARLOT – Sous le cheval blanc à Saint Sulpice. T’as du génie MARIE. C’est la plus célèbre clef des alphabets secrets, celle qu’on obtient sur un échiquier par le saut du cavalier. On part de la réussite qui consiste, étant donné par un cavalier solitaire, de lui faire franchir toutes les cases du jeu sans repasser une seule fois par la même case. Malheureusement ni moi, ni toi ne connaissons la réussite, et quand bien même on la connaitrait, l’on compte une centaine de solution entre lesquelles il faudrait tatonner des jours, peut-être des mois!

MARIE-MADELEINE en pleurerait.

MARIE-MADELEINE – Mon royaume pour un cheval.

CHARLOT – La fortune sous les pas d’un cheval.

Dans la salle à manger de l’Hotel des Termes Romains, un déjeuner morose de MARIE-MADELEINE et CHARLOT. C’est foutu. Le vent claque la porte à trois reprise. CHARLOT agacé va la fermer et s’immobilise devant la porte, une ébénisterie style empire représente un ange debout sur une boule et brandissant une couronne, sujet agrémenté de 4 abeilles.

CHARLOT – L’ange! Les abeilles qui forment croix! La chapelle des Anges. Où est l’église de Rennes-les-Bains ? Où est le cimetière ?

MARIE-MADELEINE – Par là, il me semble.

CHARLOT – Viens.

Ils arrivent à l’église et passent dans le cimetière où est un superbe tilleul.
CHARLOT – Le tilleul, nous brulons. Entre le tilleul et l’église il y a un tombeau pour nous.
Ils découvrent la tombe de JEAN VIE signalée dans leur livre de poche à la page 125.



Ici repose
Jean VIE
né en 1808
Nomme Curé en 1840
Mort le 1er 7bre 1872
Priez pour lui


CHARLOT – Le voilà le jeu d’échecs ; 1808-1840 ; 1840-1872, 32 années blanches et 32 années noires. Attends, attends, le cimetière, le chemin des croix, le chemin de croix à Saint Sulpice de Paris. Sur la station de la chapelle des Anges qu’y avait-il d’inscrit après VIIe station, Jésus épuisé retombe" ?

MARIE-MADELEINE – Je me souviens, c’est ; "Retire moi de la boue que n’y reste pas enfoncé".

CHARLOT – Voilà, il est enfoncé dans la boue et nous devons l’en sortir. Il creuse la terre sur le coté gauche de la tombe, près de la vieille pierre fleurie. Il découvre une drôle de plaque en cuivre recouverte de vert de gris, profondément gravé s’y trouve une grille. Elle donne le circuit du saut du cavalier. Après sévère nettoyage dans le cours d’eau de la Sals qui coule proche, CHARLOT l’applique au texte du double échiquier précédement énoncé et on peut lire :

BERGERE PAS DE TENTATION
QUE POUSSIN, TENIERS GARDENT LA CLEF
PAX DCLXXXI
J’ACHEVE CE DAEMON DE GARDIEN
A MIDI
POMMES BLEUES

Devant ce nouveau problème MARIE-MADELEINE perd courage. La recherche-finira-t-elle jamais. Mais rien ne peut plus arrêter CHARLOT dont les mots se bousculent au portillon. POUSSIN et TENIERS sont deux peintres qui se rendirent célèbres par "LES BERGERS D’ARCADIE" pour l’un, et la "LA TENTATION DE St ANTOINE" pour l’autre. La Bergère est à POUSSIN comme la Tentation est à TENIERS. S’ils peuvent garder leur clef c’est qu’il n’existe plus de serrure pour cet objet et que les parchemins n’étaient antérieurs à la Révolution, et ne provenaient pas d’ANTOINE BIGOU, mais de 1861 époque du troisième peintre.

MARIE-MADELEINE – Quel troisième peintre ?

CHARLOT – Celui du cheval de Dieu qui se cabre sur Héliodore.

MARIE-MADELEINE – DELACROIX ?

CHARLOT – Le citoyen DELACROIX cidevant Monsieur de LACROIX.

MARIE-MADELEINE – Mais les pommes bleues ?

CHARLOT – Pense par exemple, à un autre chevalier plus récent et prénommé Maurice, son rapport avec les pommes.

MARIE-MADELEINE - "Ma pomme c’est moi"

CHARLOT – C’est tellement simple que personne n’y pense.

MARIE-MADELEINE – Mais comment ma pomme pourrait-elle être bleue à midi!

CHARLOT – Si ta figure est éclairée par un rayon de Soleil à midi quand il passe à travers un vitrail bleu. Pas n’importe quel midi bien sur, mais celui déterminé par la ligne méridienne tracée dans l’église Saint Sulpice et le 17 Janvier fête de Saint Antoine, le midi astronomique. Et pas n’importe où, mais dans la chapelle des Anges, celle où le démon est trrassé et l’ange vaincu par Jacob. La question se résume à ceci ; à quel {endroit} tombe le don du soleil au 17 Janvier à midi et travers le vitrail bleu dans cette chapelle, là est la vraie clef du trésor.

MARIE-MADELEINE – Quelque chose d’inscrit sur le dallage ?

CHARLOT – Mais non, voyons, c’est toi, ta pomme qui doit prendre place à cet endroit et regarder le cheval de Dieu. Alors mon ange d’où tu es, tu aperçois un détail de la peinture invisible à une autre place.

L’idée qu’il faille retourner à Paris pour revenir ici parait sotte à MARIE-MADELEINE, mais CHARLOT lui répond qu’elle a du génie, le hasard a voulu qu’elle lui donne son flash à tenir hier et qu’il se trouve dans la bonne direction, un détail de la fresque Héliodore l’avait intrigué. Il se souvient maintenant c’est un relevé topographique d’un lieu dit de Rennes-les-Bains pour accéder à la merveille.

CHARLOT emmène MARIE-MADELEINE on terrain accidenté. Le contraste du roc noir sur le roc blanc marque le paysage. Chemin faisant elle lui demande ce que signifie le "PAX DCLXXXI". Il lui répond que c’est une indication, 681 joue avec 1861 date de la peinture de DELACROIX, puis 1,618 le nombre d’or. Mais surtout que l’on doit se souvenir du 17 JANVIER 681 quand le "rejeton ardent", fils du roi DAGOBERT II, le rescapé de Lorraine vint à Rennes sur le cheval blanc de Mérovée Lévi. Quand à PAX c’est l’inscription du Labarum, le drapeau rouge, l’or-y-flamme conservée à Saint Denys, celui qui conduisit bien des français à la victoire.

Au milieu des épines et des rocs, ils arrivent à l’épreuve finale.

MARIE-MADELEINE – Alors qu’est-ce que je fais ?

CHARLOT – Rien tu m’attends ici, ou plutôt là-bas au point que je marque sur ce plan. Garde confiance, de toutes façons je te retrouverai et j’aurai besoin de toi.

CHARLOT se dépouille et donne ses vêtements à MARIE-MADELEINE, en slip, et pour tous bagages deux lampes électriques étanches, il gravit à quatre pattes une déclivité assez rude, une dernière fois il contemple le paysage, pour lui seul il murmure : "et dire qu’il y a une bande de loufoques qui prétendaient découvrir cela à Montferrand ou sur le Cardou, et d’autres crétins qui creusaient l’église et le cimetière de Rennes-le-Château! ". Il pénètre en rampant dans une de ces fentes rocheuse que nos ancêtres appelèrent des "catins", près desquelles on peut passer mille fois sans les découvrir. Lentement il poursuit son avance par un étroit goulot. Au bout d’un voyage assez bref, mais qui lui semble interminable, il y a un embranchement où il lui faut choisir, de toutes façons c’est le cloaque, "cellis ou arcis" ? Droite ou gauche ? " … allons pour la gauche, et vive le roi … " dit-il en entrant à plat ventre dans une patouille blanchâtre, les émanations le font pleurer et tousser. XXXXXXXXXXXX Après une trentaine de mètres dans le boyau CHARLOT se trouve devant une paroi lisse et verticale. Quelques encoches qui durent être tailler par ses prédécesseurs lui donnent confiance. Une petite rigole d’eau suinte à la sixième encoche. CHARLOT glisse et manque de perdre l’équilibre, son genou gauche frappe rudement la pierre. Avec peine et douleur il gagne le sommet, une plateforme solide dans le roc. CHARLOT tout enduit de blanc, le sang coulant le long de sa jambe ; avance à la manière d’un fantôme boiteux. La plateforme aboutit à un haut carrefour vouté au milieu duquel se trouve un tombeau, la sépulture du grand romain. Un socle de pierre s’orne de deux inscriptions qui célèbrent le grand romain POMPEIUS QUARTUS dont la cerceuil est un coffre de plomb hermétiquement clos. CHARLOT très ému baise le tombeau de celui qui repose ici, non par admiration pour ce personnage, mais par hommage d’un visiteur à son hôte. Musique et effets spéciaux.

Pas trace d’un bijou, pas de métal précieux en vue, hors des traces importantes de cuivre dans les parois de la voute. Plusieurs longues caves en enfilade, un passage qui descent dont la voute en partie effondrée doit rejoindre le passage de droite délaissé par CHARLOT. Il adresse au ciel un remerciement pour lui avoir éviter de prendre cette route mortelle, puis décide d’inspecter les caves inondées jusqu’ a la hauteur de genou, mais le long desquelles l’on peut marcher à quatre pattes sur un étroit muret de tuiles entassées les unes sur les autres. Le plafond est blanchâtre et d’une pierre relativement friable. A un moment donné CHARLOT s’arrête pour souffler. Sa jambe lui fait mal. Il allume son second réflecteur et soulève une tuile pour voir comment travaillaient les tuileries en ce temps là. Elle est horriblement lourde et en et en métal battu. Quand il gratte l’or apparait. Avec une brique comme celle-là, sans faire de folies, CHARLOT doit pouvoir vivre confortablement au moins deux ans, et il y en a des kilomètres comme ça, autant dire des millénaires de nouba.

CHARLOT songe à reprendre la retour en emportant sa tuille, mais une quinzaine de kilos lorsque l’on se trouve nu et à quatre pattes, c’est épuisant, le froid le gagne, il reconnait le parcours à la trace de son sang. Il s’arrète.

CHARLOT – Je ne suis pas un bourgeois, mais un noble, la vie est encore plus belle que l’or, quoi merde !

L’ECHO – Merde.

A cette voix qui porte bonheur CHARLOT dépose sa brique bien soigneusement sur le muret, non sans l’avoir recouverte de poussières. Au terme de la cave CHARLOT se retrouve derrière le tombeau du grand romain. Il pense repartir d’où il est venu, son état d’épuisement, la même muraille lisse qu’on gravit difficilement est vertigineuse à la descente. Voici encore un autre chemin, après un bout de route il voit une ouverture où passe un rayon de soleil. Malheureusement le passage este gardé par les sentinelles du grand romain, des morts enfoncés à mi-corps dans un fondrière , tout ayant l’air de cul de jatte brandissant leurs pillages à la main comme des fers à repasser. Ce sont des morts d’age très différents allant du squelette parfait jusqu'à la statue de cire du musée Grévin, tant l’air de cet endroit à la propriété de préserver les cadavres de la corruption. CHARLOT s’infiltre parmi eux, glisse sur un tibia et tombe la tête contre un crane conservé qui se détache de son tronc dans un craquement sec. "Terribilis est locus iste" prononce-t-il. Sa {main} cherche un appui pour se relever et touche un objet rond qu’il examine, il regarde autour de lui, le rayon de soleil éclaire la grotte, du amoncellements de vaisselles diverses s’y trouvent, c’est de l’or. Voilà donc le dépôt du curé milliardaire. Péniblement CHARLOT se relève, il retrouve l’une de deux lampes qui éclaire encore, va jusqu'à l’orifice de la caverne qui s’ouvre sur le vide. Ici la mort, au loin la belle ruine gardienne de l’épée. Là-bas en contre bas ce doit-être la robe claire de MARIE-MADELEINE, mais elle lui tourne le dos.
Revenant sur ses pas CHARLOT voit sur sa droite un boyau assez confortable qui descend doucement. Il se traine plutôt qu’il ne marche, ses yeux le brûllent, sa respiration devient de plus en plus difficile. Il arrive totalement épuisé à un cul de sac. Il crie, il tombe au sol et crie encore, puis s’évanouit. MARIE-MADELEINE l’a entendu, la voix semblait sortir de sous une grosse pierre, elle dégage des petites pierres, des broussailles, du terreau, trouve une ouverture et tire vers elle à grand peine ce pauvre vieil enfant, ce jeune Lazare ressuscité d’entre les morts. Elle le lave de cette gangue blanche, elle soigne ses blessures elle l’emmaillote dans le sac de couchage. Elle lui offre un biberon de Rhum.

CHARLOT – Merci.

MARIE-MADELEINE – La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a.

CHARLOT – Pas vrai : elle ne le donne pas, elle le prête. J’ai vécu et je sais ce que je dis.

MARIE-MADELEINE – Moi je ne prête pas, je donne avec amour, combien paries-tu ?

CHARLOT – Rien, je suis pauvre.

MARIE-MADELEINE – Il n’y avait pas de trésor ?

CHARLOT répond que si, qu’il y avait un trésor, mais si épouvantable, et un autre fabuleux même, de quoi sustenter plusieurs empires, mais que vrai y toucher plutôt mourir. On attendra ce quelqu’un du rond et du lys à qui il revient. Des chefs d’Etat qui sont honnêtes, cela doit se trouver parfois …

MARIE-MADELEINE – Mais toi ?

CHARLOT – Moi j’ai enfin découvert le vrai bonheur, celui d’être libre et aimé par la plus belle fille du monde, qui a beaucoup aimé, sera beaucoup pardonné mon ange.

 

THE END